21.12.2010

Les communautés taisibles : Un exemple a remettre au gout du jour?

Un exemple a remettre au gout du jour?

Certes tout n’est pas forcement transposable mais par l’exemple des communautes taisibles,  nous pouvons sans doute en tirer des applications concretes aujourd’hui.

La définition générale de la communauté taisible se ramène à ceci : réunion sous un même toit d’un groupe de personnes unies par les liens du sang ou par alliance, vivant en commun au même pot et au même feu, et exploitant en commun un patrimoine indivis transmis intégralement de génération en génération. Ses éléments constitutifs sont la mise en commun de la propriété, du travail et de la vie.

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Cette communauté s’articulait autour d’une grande exploitation, avec beaucoup de pâtures, d’utilisation et de qualités différentes, donc beaucoup de bétail, « rouge » ou « blanc » comme on disait. Au centre un grand bâtiment, avec une vaste salle commune et un certain nombre de petites chambres, rudimentaires. Dans ce cadre, douze, quinze, vingt, trente personnes, parfois plus, vivaient ensemble, toutes apparentées, et courbées sous l’autorité d’un « maître et chef », généralement le plus âgé des mâles, qu’ils ont convenu de reconnaître par un choix formel. Chacun des membres participait aux tâches domestiques sous l’autorité de ce chef.

Terres, maison, bétail, récoltes, meubles, matériel de culture et de cuisine, argent, tout est commun et le maître décide tout, conseillé peut-être par deux ou trois des laboureurs « parsonniers » (qui ont part à la communauté). Mais le maître seul signe les baux à cheptel, les baux à ferme, et même les contrats de mariage de chaque membre de la communauté. La naissance de ces communautés s’explique par le contexte historique. En effet la coutume voulait qu’une personne serve (ou servile, c’est à dire au service d’un Seigneur) décédant sans hoirs, sa fortune ou ses quelques biens selon les cas, aille directement dans l’escarcelle du dit seigneur sans que quiconque ait à y redire. Ainsi, quelques paysans rusés, dès le 11e siècle, trouvèrent-ils un moyen de détourner cette loi. Aussi imaginèrent-ils, suivant certaines conditions entendues entre eux, de former des communautés qui mettraient tous leurs avoir sen commun : dans le cas de décès de l’un d’eux sans descendance, il y aurait toujours un parent qui pourrait prétendre à l’héritage, la totalité des biens étant commune à tous…

Les seigneurs incompétents à défier cette nouvelle pratique y émirent toutefois une exigence de taille puisque ces parsonniers comme on les appelait (détenteurs de parts) devaient absolument vivre « au même pot, au même sel et au même feu. » Les communautaires s’établirent donc dans un même lieu, dans d’immenses maisons où une seule cheminée traînait sur le toit et mirent en commun tous leurs avoirs.

« Les communautés taisibles », (in Action des précaires et chômeurs de Dordogne.)

 Pour en savoir plus:

-Lien1

-Lien 2

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Comment j’aimerais éduquer mon enfant (Suite)

Chapitre 2 : Quel but faut-il viser en éduquant son enfant ?

Sans hésiter, je réponds : l’équilibre de l’enfant. Un enfant équilibré est un enfant qui se connaît (forces et faiblesses), et qui a confiance en lui. Il pourra  être ainsi plus tot autonome. Il faut aider au mieux l’enfant à acquérir une totale indépendance : financière certes, mais aussi sur le plan physique, sur celui de sa propre confiance et surtout de son raisonnement.

S’il fallait retenir une phrase du chapitre 2 : un enfant équilibré possède une confiance en lui et une capacité d’autonomie importante qu’il a acquises grâce à vous.

Chapitre 3 : Décoder son enfant.

Nous abordons ici la clé de beaucoup de conflits nés de l’incompréhension. Pourtant, l’opération est simple en elle-même : qu’est-ce que votre enfant aime et qu’est-ce qu’il n’aime pas ? Une fois que vous avez réparti ces deux données des deux côtés d’un trait sur une feuille blanche, vous avez les principaux matériaux de votre construction future. La deuxième étape est d’admettre qu’il est important de ne pas lui procurer quelque chose qu’il aime sans raison (vous avez des attentes quant à son attitude comme il en a, vis à vis de la vôtre). Il vous faut donc procéder à un échange. Dans ce schéma, seule la logique va dominer, à vous ne pas la détrôner par des mouvements incontrôlés d’attitude. L’exemple type de la phrase précédente est un parent qui heureux de sa journée va rentrer avec un cadeau pour son enfant ou qui lors d’une sortie va lui accorder un plaisir (tour de manège, sucrerie, jouet etc.). Que comprendra l’enfant le jour ou le même parent (mais doté d’une humeur différente) va cette fois rentrer les bras vides ou n’accordera rien lors de courses ou d’une promenade commune ? Rien de logique. Il se trouve dans une impasse d’action puisque les données sont aléatoires. Et cet aléa, dont va découler l’absence de logique risque d’avoir des conséquences qui ne seront plus maîtrisables par personne. En décodant votre enfant et en vous laissant décoder par lui, vous pouvez mettre en place une logique d’approche et de dialogue bénéfique aux deux parties.

15:25 Publié dans Le salon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, parent |

08.12.2010

Journée jus de pomme

Pour la deuxième sortie de l'année, le but était la fabrication de notre propre jus de pomme.

Apres un rendez vous matinal quelque peu retardé par des conditions climatiques hivernales (pour ne pas dire sibériennes...), nous nous sommes retrouves à une dizaine de familles dans une ferme à l'ouest de Paris.

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En attendant les dernières arrivées, les enfants sont partis à la découverte des lieux recouverts par la neige tandis que les parents (frileux...?) discutaient autour d'un grand feu de cheminée.

Tout de suite après le déjeuner, aussi bien les parents que les enfants se sont mis au travail: les uns au concasseur et au pressoir, les autres à la pasteurisation et à la mise en bouteille. Quelques heures et dégustations plus tard: le résultat était là et semblait au gout de tous...

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Bilan de la journée: 220kg de pommes pressées représentant environ 110l de jus, une ambiance convivial et chaleureuse (nécessaire vu la température...) et la démonstration que nous pouvions réaliser beaucoup de choses de nos propres mains avec peu de moyens.

Chaque famille a pu repartir avec une dizaine de litres qui seront sans aucun doute très rapidement consommés...

A bientôt pour de nouvelles aventures et sans aucun doute l'an prochain pour une nouvelle journée jus de pomme!!!!

PS: Nous remercions tout particulièrement les propriétaires du matériel qui nous l'ont prêté généreusement

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07:21 Publié dans les escapades de la famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fabrication jus de pomme |

06.12.2010

Saint Nicolas plutôt que Père Noel ?

Aujourd’hui 6 décembre, nous fêtons Saint Nicolas. Qui est donc ce personnage ? De nos jours, beaucoup d'entre nous assimile ce saint au  père Noël et particulièrement a l’iconographie  Coca Cola... ce qui est bien dommage car son histoire est bien antérieure.

Entre 250 et 270 après Jésus Christ,  naquit Nicolas de Myre, dans la cité de Patara, en Asie mineure (une région correspondant à la Turquie actuelle.). Le jeune homme fut nommé évêque de Myre. Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux. Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires. Il mourut en martyr le 6 décembre 343. Une fois décapité, il aurait jaillit une fontaine d'huile du cou de la victime.

Peu après, l'Église décida de canoniser Nicolas, et choisit de célébrer le saint le 6 décembre de chaque année.

 A la découverte de ses ossements baignant dans l’huile  en 1087,  des marchands italiens volèrent les restes de sa dépouille et  les emportèrent à Bari en Italie. Sa vénération dépassa très rapidement Bari et se développa dans le nord de l’Europe.

Au fil des siècles, le culte de Saint Nicolas évolua, jusqu'à devenir ce que connaissent aujourd'hui les habitants du nord de la France, de la Belgique et des Pays Bas: dans la nuit du 5 au 6 décembre, Saint Nicolas se rend dans les chaumières afin de demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Ces derniers laissent alors leurs souliers devant la cheminée ou devant la porte, ainsi que sucre, du lait et une carotte pour la mule qui porte Saint Nicolas. Les enfants qui ont été sages au cours de l'année reçoivent des  friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout de grands pains d'épices représentant le saint évêque), tandis que les turbulents enfants sont punis par le père Fouettard, un sombre ladre tout de noir vêtu.

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Au XVI° siècle, la réforme protestante mit fin au culte de Saint Nicolas dans de nombreuses régions d'Europe du nord, voulant mettre un terme à ces actes de dévotion d'origine catholique. Cependant, les habitants de Pays bas, bien que protestants, décidèrent de conserver la fête de Sinter Klaas. 

Au cours du XVII° siècle, la Saint Nicolas immigra elle aussi, accompagnant ces Hollandais venus s'installer en Amérique. Ces derniers fondèrent New Amsterdam, qui, en 1664, suite à la prise de la ville par les Anglais, fut rebaptisée New.

En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint Nicolas se répandit rapidement au sein des foyers des colons anglais. Sinter Klaas se transforma peu à peu en Santa Claus... Au fil des décennies, les familles chrétiennes trouvèrent plus approprié que cette fête des enfants soit associée à la naissance de l'enfant Jésus. Ainsi, Santa Claus commença donc à faire sa tournée non plus dans la nuit du 5 décembre, mais bien dans la nuit du 24.

 En 1821, Clément Clarke Moore, un pasteur américain, écrivit un conte de noël, y faisant apparaître le bon Santa Claus. Ce dernier prit de l'embonpoint, sa crosse se transforma en sucre d'orge, sa mitre devint un bonnet, sa mule fut remplacée par un attelage de rennes. En outre, l'auteur remplaça la mule par les rennes et fit disparaître le Père Fouettard... Au fil des années, Santa Claus prit du poids : d'un évêque plutôt maigre à l'origine, il devint le gros bonhomme que nous connaissons aujourd'hui.

Pour finir cette transformation, en 1931, Coca-Cola donna à Santa Claus par le biais de sa publicité une stature humaine, plus accessible, un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.

Cette dernière transformation marque réellement le début de la transformation profonde de ce personnage et de la fête qui y est associe ; en l’occurrence la perte de toute signification.

D’une fête aux origines anciennes et à l’histoire riche, nous voila désormais avec un personnage uniformisé, pour ne pas dire mondialisé... dénué de sens mis a part une frénésie consommatrice (et un matraquage publicitaire destine prioritairement a nos enfants…)

Rendons donc à cette fête sa juste valeur et ne cédons pas à la fièvre ambiante. Profitons en au contraire pour faire découvrir a nos enfants cette histoire riche et pourquoi pas également un sens de la mesure….

 

14:13 Publié dans Le salon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

01.12.2010

Une bibliothèque idéale pour nos enfants

Voila un livre qui devrait aider un plus grand nombre à selectionner de beaux livres pour leurs enfants... plutot que d'acheter le dernier livre à la mode dans un supermarche de la culture.

Que lire de 5 à 11 ans? Guide à l'usage des familles, des écoles et des bibliothèques

 

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« Raconte-moi une histoire ! Encore un livre, juste un seul ! »

À la maison, la lecture du soir est un moment de complicité partagée entre les adultes et les plus petits. Pour les enfants plus grands, c'est une fenêtre grande ouverte sur la liberté. À l'école, un silence absolu laisse vibrer la voix de la maîtresse, changée en celle du héros ou du « méchant ». À la bibliothèque, l'heure du conte est attendue avec impatience.

Mais comment s'y retrouver parmi les milliers de titres proposés chaque année ? Quels livres méritent-ils vraiment d'être lus par de jeunes lecteurs, alors que leur sensibilité et leur vision du monde sont en pleine construction ? C'est à nous de choisir quelle culture nous souhaitons leur transmettre à travers leurs premières lectures.
Nous avons, au terme d'une longue enquête, privilégié des livres écrits « en bon français », riches en vocabulaire et joliment illustrés. Notre souhait a été de proposer des oeuvres mettant en scène des héros positifs auxquels les enfants puissent s'identifier, qui les enthousiasment et leur donnent envie de se lancer à leur tour dans l'aventure de la vie. L'humour et le réalisme y font bon ménage avec la poésie et le rêve.

La Fondation pour l'école ( www.fondationpourlecole.org) est une fondation reconnue d'utilité publique, dédiée au renouveau de l'enseignement en France. Elle est convaincue que ce dernier passe par l'autonomie des établissements en matière de pédagogie, de choix des hommes et de financement. Elle soutient en France les écoles libres – encore appelées « écoles indépendantes » – et cherche à faire connaître les expériences éducatives les plus performantes, actuelles ou développées dans le passé, en France ou à l'étranger.

 

Pour trouver ce livre et d'autres encore: le site de l'editeur

Sur la litterature jeunesse, voila le lien de 2 articles precedemment publies:

-lien 1

-lien 2

 

 

23:49 Publié dans La bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : litterature jeunesse, bibliotheque enfant |